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cueillette et cuisine sauvage

Castagnaccio : vive les châtaignes !

7 Octobre 2022 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Automne, #Biscuits & Co, #Châtaignes, #Dans le jardin, #Dans la forêt, #Dans le verger, #Dessert & Douceur, #En cuisine..., #Fruits, #Gourmandises..., #Sans lait ni gluten, #Traditions, #Cueillette et cuisine sauvage, #Gastronomie Sauvage

Castagnaccio : vive les châtaignes !Castagnaccio : vive les châtaignes !

 

Saveurs de Toscane (ou d’ailleurs)

 

À vous le Castagnaccio !

Castagnaccio : vive les châtaignes !
La belle lumière dorée d’automne, les châtaignes, la Toscane… j’en suis fan ! Si vous aussi vous craquez pour tous ces plaisirs, voici un incontournable facile à réaliser où que vous soyez pour retrouver très vite à la fois les odeurs et les saveurs du Sud !
Véritable symbole gourmand des mois « r », elles sont de retour. Les châtaignes font le charme des balades frileuses en ville, lorsque la nuit tombe. Elles garnissent avec bonheur les mets automnaux. Sans oublier les redoutables vermicelles, délices des petits et des grands ! À moins que vous ne les préfériez glacés, mais dans ce cas, il vous faudra attendre la période des fêtes…
Ce qui va en revanche merveilleusement bien avec la saison, c’est le castagnaccio !
220 g de farine de châtaigne tamisée (eh oui, pour une fois je l’ai fait…)
20 g de sucre de canne
7 ou 8 cuillerées à soupe d‘huile d’olive
40 g de raisins secs blonds et foncés mélangés
50 g de pignons de pin
2 jolies branches de romarin
3 dl d’eau
En guise de préparatifs :
- Mettez tremper les raisins secs dans un bol d’eau une dizaine de minutes.
- Faites revenir les pignons dans une poêle, sans rajouter de matière grasse.
- Versez 5 ou 6 cuillerées à soupe d’huile d’olive dans une petite poêle, ajoutez les aiguilles d’une branche de romarin et faites chauffer doucement : l’huile sera ainsi délicieusement parfumée. Laissez ensuite refroidir.
Ensuite…
🌰 Ajoutez progressivement l’eau à la farine tamisée et au sucre, sans cesser de remuer, jusqu’à obtenir une pâte très lisse.
🌰 Versez encore la moitié de l’huile d’olive, une partie des raisins, des pignons et des brins du romarin, tout en gardant un peu de tout  pour la décoration finale.
🌰 Versez la masse dans un moule bas (pour moi petite plaque à gâteau de 24 cm de diamètre), préalablement graissé.
🌰 Lissez bien le dessus, répartissez le reste de l’huile d’olive, des raisins, des pignons et du romarin.
🌰 Glissez dans le four, idéalement préchauffé à 170 ou 175 °, et laissez cuire une demi-heure environ. Le castagnaccio est prêt lorsque le dessus est craquelé.
Résultat ? Rustique à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, et franchement des saveurs à se relever la nuit !
🌰🌰🌰   Comme souvent avec les recettes régionales, il existe de nombreuses variantes à cette préparation : avec ou sans sucres avec ou sans sel, avec parfois des cerneaux de noix, du fenouil, du zeste d'orange...
Du goût et quelques autres belles qualités…
Pendant longtemps, la châtaigne a été un aliment de base pour les habitants du centre de la France, Ardèche et Cévennes surtout, ainsi que des montagnes corses et de l’Italie,
Pour pouvoir bien les conserver, on les faisait alors sécher Les châtaignes étaient ensuite trempées puis cuites dans du lait ou dans une soupe, ou alors écrasées en farine dont on faisait des galettes, de la purée épaisse, ou des crêpes. Le châtaignier était d’ailleurs surnommé « l’arbre à pain » !
Aujourd’hui, les châtaignes font partie des aliments vraiment intéressants, à re-découvrir et à mettre plus souvent, sous une forme ou une autre, au menu.
On en raffole bien sûr en marrons chauds, ou alors en brisolée, avec un beau choix de fromages et du raisin !Mais ce n’est de loin pas tout…
Lorsqu’elles sont proposées au naturel, déjà cuites et sous vide, il suffit de les chauffer et de les présenter en accompagnement, ou alors de la rajouter à des potées de légumes, ou des gratins.
En purée, c’est une excellente base de desserts, crèmes, vermicelles et autres gâteaux. Pensez-y aussi en version salée, pour réaliser des terrines ou des pâtés végétaux…
Cerise sur le gâteau : les châtaignes sont dépourvues de gluten, ce qui leur assure une place de choix sur la table aussi bien des personnes intolérantes au gluten que de celles qui y sont allergiques.
La farine de châtaigne a un goût très prononcé. Comme elle est dépourvue de gluten, impossible d’en faire du pain, à moins de la mélanger à une ou des autres farines, pour le seul plaisir de sa saveur. Elle permet en revanche de donner de l’onctuosité aux soupes, de préparer une riche crème anglaise, des crêpes, des clafoutis, de confectionner de délicieux cakes…
Autant de bonnes raisons de s’en régaler : profitez-en, car la saison passe vite ! 

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De saison également, sans châtaignes mais toujours avec du romarin...

Castagnaccio : vive les châtaignes !
Castagnaccio : vive les châtaignes !
Castagnaccio : vive les châtaignes !
Castagnaccio : vive les châtaignes !

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Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées ?

3 Juin 2022 , Rédigé par Le Blog de Véronique Desarzens Publié dans #Bien-être, #Bobologie, #Boissons sages, #Confitures, #Cueillette et cuisine sauvage, #Dans la forêt, #Dans le jardin, #En cuisine..., #Remèdes naturels, #Sirops, #Garder la forme, #Été, #12 mois par an !

Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées  ?Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées  ?Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées  ?

 

À l’ombre du Sureau noir

 

Vinaigre et Oxymel des fées

Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées  ?
Alors que j’en avais planté un qui ne s’est pas plu il y a quelques années, voilà qu’un magnifique sureau s’est invité spontanément dans notre jardin !  J’ai entendu récemment qu’ils ne se plaisaient que sur de l’eau, ce qui serait d’ailleurs à l’origine de leur nom :  sur… eau ! Cette délicieuse surprise n’a d’égale que son odeur. Et tous les moyens sont bons pour en prolonger le plaisir….
Champagne des fées, desserts variés et divers, vin apéritif ou liqueur, le sureau se prête à de nombreuses préparations. La première étape, primordiale, est de s’assurer qu’il s’agit bien d’un sureau noir (Sambucus nigra), qui nous offre au printemps ses milliers de petites fleurs en forme d’étoiles et plus tard dans l’été ses baies noires, et non pas d’une espèce voisine dont certaines, notamment le sureau hièble, sont toxiques.  Une fois que l’on est tombé sous le charme du sureau noir, au tronc ligneux et aux fleurs dont l’odeur est si caractéristique, on ne peut plus se tromper ! Mais si c’est votre première cueillette, renseignez-vous bien et au besoin faites-vous accompagner !
Pour commencer, j’ai choisi de m’en tenir modestement aux gelées et aux sirops. Mais comme je me suis littéralement laissée enivrer par l’incroyable fragrance de fleurs, je n’ai tout simplement plus pu m’arrêter…

 

Fleurs de sureau : le vinaigre !

Piquée par la curiosité, et il faut bien le dire le plaisir des saveurs variées, j’ai tenté un vinaigre de fleurs de sureau. Et puisque les miennes étaient magnifiques et justement écloses, j’ai ajouté une belle poignée de pétales de roses jaunes (et bien sûr non traitées).
La formule est on ne peut plus simple :
🍀  Les fleurs de 6 ombelles de sureau préalablement détachée de leurs tiges, des pétales de roses (facultatif), le tout recouvert d’un litre de vinaigre de cidre bio, puis exposé 2 à 3 semaines au soleil.
Sans oublier de convoquer les fées dès la cueillette, ainsi que pour tout le temps que dure la préparation …
Comme le sureau est un arbre très généreux, pas question de s’arrêter là…

 

À vous l'Oxymel des Fées !

Bien plus qu’un vinaigre, l’Oxymel relève d’une médecine très ancienne puisqu’il était déjà apprécié dans la Grèce Antique. Réputés avant tout pour leurs vertus expectorantes et diurétiques, les oxymels se préparent avec du vinaigre, du miel et des plantes pour fortifier l’organisme et peuvent, selon leur composition, soulager différents maux.
Pour mon Oxymel des Fées, j’ai mis dans un gros bocal :
🍀 Les fleurs - toujours soigneusement séparées de leur tige - d’une quinzaine d’ombelles de sureau.
🍀  Les zestes de deux beaux citrons bio. 
🍀  Un litre de vinaigre de cidre dans lequel j’ai préalablement délayé 500 g d’un bon miel bio.
🍀 Laissez ensuite reposer 21 jours, en secouant régulièrement le mélange. Il est aussi permis de le faire en y glissant des belles intentions...
🍀 Il suffit ensuite de filtrez, de mettre en bouteille, et votre Oxymel des Fées est prêt à vous faire du bien…
🍀🍀🍀🍀🍀🍀🍀🍀🍀
En plus de leurs qualités diurétiques, les fleurs de sureau apaisent les maux de gorge et stimulent le système immunitaire.  
Quant aux zestes de citron, on les aime pour leur saveur, leurs vitamines et oligo-éléments, leur effet purifiant…
Particulièrement apprécié pour ses propriétés antivirales, antibactériennes et antifongiques, le vinaigre de cidre est parfait pour extraire les propriétés des plantes aromatiques.
Le miel, lui, est à la fois fortifiant, adoucissant et antibactérien : un excellent allié donc chaque fois qu’il y a du refroidissement et/ou de baisse de forme dans l’air !
Comment bien profiter de votre oxymel ? 
- Mettez l’équivalent d’une cuillère à café pur ou dilué dans un peu d’eau tiède, 1 à 4 fois par jour, selon les besoins.
- Ou alors à titre préventif, 1 ou 2 cuillères à café dans un peu d’eau chaude, avant l’un des repas principaux.
Prudence tout de même : si vous prenez des médicaments, vérifiez avec un professionnel de la santé qu’il n’y a ni contre-indications ni interférences possibles.

 

Infusions féériques à l’horizon…

Un dernier tour au jardin, et je ne résiste pas au plaisir de laisser sécher fleurs de sureau et pétales de roses, en prévision d’infusions qui seront peut-être féériques, elles aussi, qui sait ?

 

Pendant votre cueillette, attention à laisser tout de même suffisamment de fleurs au sureau si vous voulez pouvoir cueillir des baies en fin d’été !

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Et puis, pour en savoir plus sur l'oxymel, c'est par là :

Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées  ?
Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées  ?
Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées  ?
Sureau – Oxymel ou vinaigre des fées  ?
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BERCE ENCORE : cuisine sauvage , les fruits cette fois !

12 Juin 2020 , Rédigé par Véronique Alice Publié dans #Dans les champs, #Printemps..., #Été, #Gastronomie sauvage, #Cueillette et cuisine sauvage, #En cuisine..., #Plantes, #Dans le jardin, #Dans le verger, #Légumes

 

 

Berce encore….

 

 

Les fruits, cette fois !

Elle était l’invitée à notre table - et sur ce blog - il y a quelques semaines déjà. Côté cuisine sauvage, la berce ou grande berce, répandue le long des chemins et dans les prés, est une petite merveille.
 
En salade lorsqu’elles sont encore tendres, ses feuilles donnent plus tard de bons légumes. Cuisinez ses pétioles comme des côtes de bette, et glissez sa verdure dans des quiches, soupes ou gratins Quant à sa tige, elle est croquante et sucrée. Ses inflorescences, elles se dégustent après un bref passage à la vapeur... Et ses fruits alors ?
 
Réponse avec une nouvelle proposition signée Françoise Marmy….
 
Salade de lentilles aux fruits de berce 
 
200 g de lentilles 
Feuilles de laurier
5 clous de girofle
  • Cuire les lentilles dans 3 fois leur volume d’eau.
  • Laisser refroidir.
Sauce :
Sel aux herbes
Tamari
Moutarde en grains
Huile d’olive
Vinaigre balsamique
Zeste de citron
Fruits de berce encore verts
  • Mélanger tous les ingrédients.
  • Ajouter les fruits de berce coupés finement dans les lentilles et bien mélanger avec la sauce.
 
Crus, les fruits de la berce peuvent aussi aromatiser des salades, des vins, des chutneys… N’en abusez toutefois pas, car ils ont un goût très puissant.
BERCE ENCORE : cuisine sauvage , les fruits cette fois !

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Comment reconnaître la grande berce ?

 

La grande berce, ou berce commune, se reconnaît facilement à sa tige robuste, striée et surtout recouverte de poils blanchâtres assez raides, ainsi qu’à ses feuilles, grossièrement découpées, qui, lorsqu’elles sont jeunes, ont la forme de pattes d’ours griffues. 
Vous avez peur de la confondre avec la berce du Caucase ?
Sa tige est entièrement recouverte de poils blancs et souples, tandis que celle de la berce du Caucase présente peu de poils. S’il y en a, ils sont raides et épars. Un indice encore : sa tige présente beaucoup de taches de couleur, allant du framboise au violet.
La face inférieure des feuilles de la grande berce est couverte de très nombreux poils blancs et souples, ce qui n'est pas le cas de la berce du Caucase
 
 
En guise de rappel : restez toujours très prudent avec les fleurs appartenant à la famille des ombellifères, car certaines, notamment la cigüe, sont très toxiques. Ne cueillez donc que les plantes dont vous êtes à 100 % sûrs !

 

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Envie de mieux connaître les plantes sauvages comestibles ? Suivez notre guide, Françoise Marmy, c'est par là :
BERCE ENCORE : cuisine sauvage , les fruits cette fois !
BERCE ENCORE : cuisine sauvage , les fruits cette fois !
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