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NOURRIR SON PAIN... NOURRIR SA VIE !

6 Novembre 2014 , Rédigé par Véronique Alice Publié dans #Automne, #Bonheurs, #Coups de Coeur, #En cuisine..., #Forme, #Gourmandises..., #Infos sympas, #Dans les Jardins Amis, #Bien-être, #12 mois par an !

NOURRIR SON PAIN... NOURRIR SA VIE !

Ce n’est pas pour vous faire envie. Encore que… pourquoi pas ? Faire son pain, il n’y a rien de meilleur ! Tout comme celui aux mirabelles, proposé il y a quelques semaines, celui-là est l’histoire d’une belle rencontre. Je vous avais promis de vous la raconter, alors la voici…

De Compostelle aux Pains de son chemin

Vous aimez ce qui est beau, ce qui est bon, et ce qui est sain ? Si en plus vous êtes gourmand, vous allez être comblé ! Même les allergiques (attention : les allergiques, pas les intolérants !) peuvent se laisser tenter…

Il était une fois un jeune boulanger, propriétaire à 25 ans d’un commerce qu’il allait rapidement rendre prospère. Travailleur, marié, père de famille, il vivait la vie de nombreux boulangers, et tout semblait aller bien. Et pourtant ! Au tournant de la quarantaine, c’est la crise, le ras-le-bol, l’heure des grandes remises en questions. Et un changement de vie radicale.

Travail sur soi, développement personnel… la métamorphose a commencé.

Quelques années plus tard, on retrouve Marc Haller, autrefois « fantôme de son mal-être », introverti et timide comme il se décrit lui-même, sur les marchés d’Yverdon. Rayonnant, chaleureux, passionné, il y propose des pains tout à fait différents de ceux qu’il vendait alors dans sa boulangerie.

À l’enseigne des Pains de mon Chemin, l’allusion est évidente. Depuis la lecture du « Pèlerin de Compostelle » de Coehlo, Marc Haller découvre et alimente sa légende personnelle. En 2006, la décision est prise. « Ma priorité absolue à ce moment-là était de partir à Compostelle. Je cherchais une nouvelle direction à mon existence, et il n’y avait que ce départ qui pouvait m’apporter une réponse parce que je devais la trouver au fond de moi ».

Au programme : 3 mois, 2000 kilomètres

En marge du cheminement intérieur, il y a des clins d’œil évidents de l’extérieur. « Le troisième jour, j’ai acheté un pain bio que j’ai pu garder 6 jours dans mon sac. Cela a été comme un déclic. J’ai pris conscience que ce pain, même consommé en petite quantité, me nourrissait réellement, m’apportait vraiment quelque chose. C’est là que j’ai décidé de me renseigner plus, d’aller chercher le meilleur. »

Sur le chemin, le meilleur se présente sous formes de belles rencontres. Fortes, authentiques. Dont une avec un Compagnon du Devoir, Vincent, qui devient un ami, sur le chemin de la vie. « On a décidé de se retrouver après le pèlerinage, et de passer 15 jours ensemble, pour chercher et visiter les boulangeries traditionnelles. »

NOURRIR SON PAIN... NOURRIR SA VIE !
Le levain, réveil de la vie

Fin juillet, le chemin de Compostelle est terminé. Celui des Pains de mon Chemin a commencé…

« J’avais envie de faire du pain au levain. Il y a de nombreux procédés pour cela. J’essayais, j’apprenais... ».

Cet apprentissage-là, ou plutôt cette gestation a duré 9 mois. « C’est le temps qu’il m’a fallu pour élaguer, pour aller au plus simple, pour exprimer ce que je sentais. Pour laisser, en fait, le processus se faire, sans y mettre de la force. Et je me rends compte maintenant que toute la symbolique géniale de la vie est dans ce processus ! »

Farine, eau et levain… les ingrédients sont les mêmes, et pourtant le pain de Marc a quelque chose de tout à fait particulier. À commencer par le fait que même certaines personnes allergiques au gluten ou/et au blé le supportent ! Mieux : l’apprécient et s’en régalent ! Où est la différence ?

« Je laisse le temps au pain. Le processus demande 24 heures, plutôt que les 3 ou 4 habituelles en procédé industriel ! Et puis, il y a le levain naturel, qui est le réveil de la vie : en fermentant, c’est la céréale elle-même qui redonne à la céréale sous forme de pâte sa force pour la transformation. La particularité de ce levain naturel, c’est qu’il travaille beaucoup plus en douceur qu’une fermentation à la levure de bière. Cette dernière, plus puissante, fait lever la pâte trop vite. Elle ne laisse pas le temps à la céréale de mourir. Or, la céréale doit mourir à l’état de céréale pour renaître à l’état d’aliment ».

Tout s’explique ! C’est la lenteur du processus qui permet à la fois la transformation du gluten en une substance digeste et assimilable, et une renaissance sous forme d’aliment vivant qui offre de l’énergie, de la vitalité et du bien-être !

Quant au goût d’un tel pain, préparé dans les règles de l’art et avec plaisir, qu’il soit au sésame, aux figues, aux dattes, aux noix, aux tomates séchées… je vous laisse imaginer !

Sa préparation, elle, est simple, mais demande un peu de temps. « Cela peut sembler long en temps, parce qu’on veut tous aller trop vite, on veut tout, tout de suite, immédiatement… En réalité, la préparation de ce pain et surtout de ce levain demande 4 jours au départ. Ensuite, il suffit de le nourrir, de véritablement lui donner à manger régulièrement. »

Vous aimeriez en savoir plus ? Cela aussi, c’est très simple ! Marc Haller propose le Pain de son Chemin sur les marchés d’Yverdon, ou alors directement au four, à l’Abergement. Et si vous avez franchement envie de mettre la main à la pâte, il anime régulièrement des ateliers d’un après-midi au cours desquels il partage son savoir-faire et… son levain ! La bonne humeur et le sourire de celui qui a retrouvé sa légende personnelle en plus, évidemment !

Envie d'en savoir encore plus ? Je vous comprends ! C'est par ici : http://www.lespainsdemonchemin.ch/ ou par là : 079 200 84 49

(Article que j'avais eu le réel bonheur d'écrire pour la revue Alternative Bien Être de juillet 2008)

NOURRIR SON PAIN... NOURRIR SA VIE !
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