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dans la foret

ASPÉRULE - LA FÉE DES BOIS

6 Mai 2022 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Boissons sages, #Dans la forêt, #En cuisine..., #Elixirs & Vins, #Fleurs, #Printemps..., #Plantes, #Sans lait ni gluten, #Gourmandises..., #Coups de Coeur, #Forme, #Zen, #Tisane, #Gastronomie sauvage, #Dessert & Douceur

À la rencontre de la Fée des bois,

 

l'Aspérule Odorante

L’aspérule odorante, cette jolie plante que l’on trouve dans les sous-bois et les endroits ombragés, surtout dans les forêts de hêtres, rend le mieux son parfum une fois séchée. Mais pour profiter de ses qualités, apaisantes et gourmandes, c’est maintenant qu’il faut la récolter !
Comment la reconnaître ? Ses feuilles étroites, en forme d’étoiles, sont réunies par six ou huit sur la tige, et forment plusieurs étages superposés. Mais c’est surtout à son bouquet de minuscules fleurs à quatre pétales, d’un blanc pur, et délicatement parfumées que vous l’identifierez.
N’hésitez pas à la cueillir, et à la laisser sécher : c’est ainsi qu’elle révélera tout son arôme, très caractéristique, qui rappelle à la fois le foin et la vanille. D’où son nom d’aspérule odorante…
Cette fleur délicate est au cœur d’une délicieuse spécialité de saison, le Vin de Mai :
  • Dans un récipient couvert ou un gros bocal, versez 1 litre de vin blanc sur un gros bouquet d’aspérule fraîche ou, si vous le faites plus tard, sur un petit bouquet de plante séchée.
  • Ajoutez 20 g de sucre et éventuellement quelques tranches d’orange bio.
  • Laissez reposer entre une et trois semaines si vous faites votre vin de mai avec de l’aspérule fraîche, et au moins une nuit si vous utilisez la plante séchée. Filtrez et remettez en bouteille.
Ensuite ? Un petit verre avant le repas favorise une bonne digestion et… fait plaisir !
En version très sage...
Ses qualités à la fois toniques et calmantes font de l’aspérule une bonne alliée en cas de stress, d’irritabilité, de surmenage, de fatigue, de palpitations et de troubles du sommeil. Elle a des propriétés diurétiques, anti-inflammatoires et semble aussi favoriser la digestion. Vous l’aimerez également en tisane, seule ou associée à de la mélisse, pour calmer, apaiser, et faciliter le sommeil.
Son grand plus ? À condition toutefois de ne pas en abuser, elle convient aussi bien aux enfants qu’aux personnes âgées. Seules les femmes enceintes n’y ont pas droit.
Côté cuisine...
Chic, un dessert sans lait ni gluten !

Et enfin, si vous aimez tout ce qui rappelle la saveur de la vanille, régalez-vous ! Facile à glisser dans une crème, un flan ou un entremet, l’aspérule se prête à la composition de nombreux desserts… y compris sans lait ni gluten. La preuve avec l'irrésisitible crème à l'aspérule :
  • Versez un demi-litre de lait végétal sur une grosse poignée d’aspérules séchées.
  • Portez à ébullition et laissez infuser 2 ou 3 heures.
  • Filtrez en pressant bien les fleurs, pour un arôme optimal…
Puis :
  • Mélangez 2 oeufs, 30 g de sucre et 1 cuillère à café de fécule, ajoutez au lait végétal et faites chauffer le tout en remuant sans arrêt.
  • Retirez du feu dès que le mélange commence à bouillir. Versez dans un saladier et laissez refroidir.
Il ne reste plus qu'à servir et à apprécier !

(Billet republié)

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Plus sur le Vin de Mai, ou Maitrank ? C'est par là :

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Et puis, pendant que la forêt nous fait plein de cadeaux, les jardins et les champs aussi... Si vous aimez préparer des lotions de beauté mais aussi des soins de bien-être 100 % naturels 100 % maison, la belle saison est de retour ! Des idées et des suggestions ? C'est par ici :

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ASPÉRULE - LA FÉE DES BOISASPÉRULE - LA FÉE DES BOISASPÉRULE - LA FÉE DES BOIS
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Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler

3 Mai 2022 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #Bobologie, #Dans la forêt, #Dans le jardin, #Dans le verger, #Dans les Jardins Amis, #Dans les champs, #En cuisine..., #Fleurs, #Gourmandises..., #Phyto, #Printemps..., #Été, #Gastronomie Sauvage, #Plantes sauvages, #Remèdes naturels, #Produits "maison" et naturels

Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler

 

Lierre Terrestre

 

 

Une plante tout à fait délicieuse !

Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler
Jardin, champs, haies, bords de route ou forêt… pour autant qu’il puisse profiter d’un peu d’ombre et d’humidité, le lierre terrestre se plait et revient partout ! À dire vrai, il serait même vite envahissant. Mais loin de nous l’idée de s’en plaindre lorsque l’on connaît ses qualités !
Autrefois considéré comme plante magique et parfois utilisé pour la divination, le lierre terrestre avait la réputation, s’il était placé sous le lit, de redonner des forces à la jeune mère après l’accouchement.
Il était également apprécié pour aromatiser la bière et lui apporter une certaine amertume. Depuis, le houblon a pris le relais, mais si vous faites votre bière vous-même et que du lierre terrestre pousse près de chez vous, pourquoi ne pas essayer ?
 
Au Moyen Age, il était recommandé pour faire baisser la fièvre.
Traditionnellement apprécié depuis la même époque pour soigner, entre autres troubles, le rhume, la toux et les différentes formes de bronchites, il permet aussi, en usage externe, d’améliorer les abcès et les furoncles.
Comment ?
Dans ce dernier cas, il suffit d’appliquer les feuilles fraîches, à peine écrasées, en cataplasmes.
Infusion : une cuillère à soupe de lierre terrestre infusée une dizaine de minutes dans l’équivalent d’une tasse d’eau bouillante aide à soulager aussi bien un début de refroidissement que des maux de gorge déclarés ou encore des troubles respiratoires. À plus forte raison si vous sucrez cette dernière avec du miel !
Il est possible enfin de réaliser une huile : une préparation toute simple, qui peut rendre de grands services :
  • Versez pour cela 10 poignées de lierre terrestre dans un gros bocal
  • Recouvrez d’un litre d’huile d’olive
  • Laissez macérer pendant un mois au soleil, puis filtrez.
Et voilà une excellente huile à utiliser en compresses, sur les plaies ou pour soulager des troubles inflammatoires.
 

En cuisine…

 
En cuisine, son parfum à la fois boisé et parfumé relève agréablement les salades, les soupes et bien d’autres préparations. La preuve avec Françoise Marmy, qui a l’art de nous mettre l’eau à la bouche…
Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler

Boulettes de chèvre frais au lierre terrestre

1 fromage de chèvre frais
1 bouquet de  feuilles de lierre terrestre
fleurs pour la déco
 
  • Écraser le chèvre frais à la fourchette.
  • Ajouter les feuilles de lierre terrestre ciselées finement
  • Former de petites boulettes
  • Les déposer sur un petit cracker ou sur une feuille de lierre terrestre et décorer avec les fleurs.
Et il ne reste  plus qu’à vous régaler, les yeux d’abord, le palais ensuite…
 

Cette jolie recette tout comme d'ailleurs les photos de ce billet, sont de Françoise Marmy. Merci à elle !

 

(Article republié)

 

Vous aimez les saveurs de la cuisine sauvage et les préparations gourmandes ? Vite, allez faire un tour sur son site et découvrez ses prochains stages ici ou ailleurs ! Plein d'autres tentations ici :

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Et pour finir la voix claire, je vous rappelle cette préparation qui contient, elle aussi, du lierre terrestre :

Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler
Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler
Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler

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LILAS : les bonheurs du lilas en fleurs

20 Avril 2022 , Rédigé par Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #Bobos & Co, #Confitures, #Dans le verger, #En cuisine..., #Fleurs, #Gourmandises..., #Massages, #Produits "maison" et naturels, #Printemps..., #Dans la forêt, #Bonheurs, #Soins du corps, #Coups de Coeur, #Dans le jardin

 

Plein de petits bonheurs

 

avec le Lilas en fleurs

LILAS : les bonheurs du lilas en fleurs
On l’aime pour son élégance, ses couleurs et bien sûr sa manière à nulle autre pareille d’embaumer les journées de fin avril et de mai. Il est aussi apprécié pour soulager certains maux et même, oui, surprendre les gourmands. Le bonheur du lilas en fleurs est éphémère… ne le laissez pas échapper !

 

Pour commencer, soyons gourmands !

 

Après la préparation à d’autres printemps de différentes liqueurs, l’une au lilas blanc, l’autre au lilas violet, place maintenant à la gelée de lilas.  Un jeu et surtout un plaisir d’enfant…   
  • Cueillez environ 12 à 13 belles  grappes de lilas, et détachez les fleurs (laissez tout ce qui est vert !), de manière à avoir 100 g de lilas.  J’ai pris aujourd’hui du lilas violet, mais on peut sans souci mélanger avec du lilas blanc et du lilas mauve.
  • Mettez les fleurs dans une casserole avec un demi-litre d’eau, portez à ébullition et laissez frémir une dizaine de minutes.
  • Retirez, filtrez, en pressant bien   pour recueillir un maximum de jus.
  • Réservez un fond de verre, pour délayer un petit sachet d’agar-agar.
  • Versez le jus dans la casserole avec 200 g de sucre. Portez à ébullition et ajoutez l’agar-agar.
  • Cuisez encore 2 à 3 minutes, sans cesser de remuer, puis versez immédiatement dans de petits pots stérilisés.
Etonnant et subtil, en tartines, avec des crêpes ou encore sur un petit chèvre frais !

 

 

Un petit plus ?

Pensez aussi au sucre de lilas, un vieux truc de nos grands-mères pour aromatiser ensuite boissons, crèmes et pâtisseries. Il suffit d'alterner une couche de sucre, une de grappes de lilas (cueillies la veille pour éviter tout soucis d'humidité), une autre de sucre, et ainsi de suite. Laissez s’imprégner 2 ou 3 jours, puis passez.  Prêt à être utilisé !

 

 

Côté bien-être...

Ses fleurs et ses feuilles offrent une bonne huile contre les rhumatismes, les douleurs articulaires et certains maux de dos.
Comment procéder ? Rien de plus simple :
 
Placez des fleurs et/ou des feuilles de lilas dans un bocal, recouvrez d’huile d’olive ou d'huile de tournesol. Laissez ensuite macérer un mois à l'abri de la lumière si vous avez choisi l'huile d'olive, ou un mois au soleil avec celle de tournesol.
Filtrez, versez dans un ou des flacons, et conservez à l'abri de la lumière.
Appliquez en massages doux lorsque le besoin se fait sentir.
 
 
(Article republié)

 

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Sirop ou vin, encore plus d'envies avec le lilas ? Par là wink...

LILAS : les bonheurs du lilas en fleurs
LILAS : les bonheurs du lilas en fleurs
LILAS : les bonheurs du lilas en fleurs
LILAS : les bonheurs du lilas en fleurs
LILAS : les bonheurs du lilas en fleurs

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Plantes sauvages - salade printanière

19 Mars 2022 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #Printemps..., #Plantes, #Plantes Aromatiques, #Dans le jardin, #Dans le verger, #En cuisine..., #Gourmandises..., #Dans la forêt, #Fleurs, #Gastronomie sauvage, #Bonheurs, #Dans les champs

 

Tout le Printemps

 

dans l’assiette !

Plantes sauvages - salade printanière
Chic, au plaisir des yeux s’ajoute en ce moment celui des premières saveurs sauvages retrouvées ! À condition de savoir ce que l’on cueille, de ne se servir qu’en quantité modeste, et bien sûr loin des routes et des lieux pollués. 

 

Cette assiette vous fait envie ? Elle a régalé les papilles de Françoise Marmy, notre fidèle herboriste gourmande, et il ne tient qu’à vous de suivre sa suggestion...  
À une base de doucette du jardin, Françoise a ajouté des feuilles et des fleurs de primevères et de violettes, des jeunes feuilles d'égopode et de petite pimprenelle, ainsi que du pissenlit.
Histoire de varier les cueillettes et les plaisirs, elle met parfois aussi de l’oseille des prés, de la cardamine hirsute, des rosettes de coquelicot, des feuilles de mauve… Et pour compléter, pourquoi pas un ou deux œufs cuits dur et quelques noix en morceaux ?
Quant à la sauce à salade, voici celle que Françoise propose :
  • 1 cc de moutarde
  • 1 cs de vinaigre balsamique
  •  1 cs de vinaigre de pomme
  • 1 cs de levure alimentaire
  • 4 à 5 cs d’huile d’olive
  • 2 cs  de lait de soja et du sel
Émulsionnez bien, afin de rendre la sauce onctueuse
Il ne reste qu’à mélanger le tout et à déguster cette magnifique cueillette. Bon appétit !
(Article republié)  
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Découverte de la cuisine sauvage , Apéros sauvagessemaine dans les Grisons ou encore Cycle des 4 saisons… si mieux (re)connaître les plantes sauvages vous tente, vous trouverez toutes les infos utiles par ici :

Plantes sauvages - salade printanière
Plantes sauvages - salade printanière
Plantes sauvages - salade printanière

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VIOLETTES : METTEZ-LES EN BOUTEILLE !

10 Mars 2022 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #En cuisine..., #Boissons sages, #Bonheurs, #Dans la forêt, #Fleurs, #Gastro sauvage, #Gourmandises..., #Plantes, #Printemps..., #Dans le jardin, #Sirops, #Dans les Jardins Amis, #Bobologie

Aimez-vous le

 

Sirop de Violette ?

VIOLETTES : METTEZ-LES EN BOUTEILLE !
Une toujours délicieuse petite reprise pour lancer la belle saison...
Avec le retour de la jolie saison, ici et là elles montrent déjà le bout de leur nez. Pour le plus grand plaisir, il faut bien le dire, du nôtre… Pas seulement, car les délicates violettes enchantent aussi les yeux et le palais. La preuve avec ce véritable délice, qui ne l’est vraiment que dans sa version « maison ». À vos cueillettes !
Si l’on en croit la légende, Vulcain, désireux de séduire Vénus, se serait parfumé de violettes, ce qui lui aurait précisément permis d’arriver à ses fins…
Pour séduire qui vous voulez ou alors juste pour le plaisir, voici une recette qui devrait tous vous faire craquer !
À lui tout seul, le sirop de violette ressuscite le monde enchanté de l’enfance ! Que ce soit pour les apprécier en boisson au charme un rien désuet ou en potion tout indiquée pour calmer angine, rhume ou bronchite, il n’y a que de bonnes raisons de mettre les violettes en bouteilles.
Pour préparer ce sirop de violette odorante, selon la recette de Françoise Marmy, remplissez un récipient d’un litre de fleurs de violettes odorantes (Viola odorata).
Prévoyez également :
200 ml de vin blanc - 800 ml d’eau froide - 1 c.s. de vinaigre de pomme - 1 c.s. de sucre blanc et quelques grains de sel.
  • Mettez le tout dans un récipient avec couvercle, et laissez macérer pendant 3 à 4 jours, en remuant de temps à autre.
  • Filtrez et pressez les violettes.
  • Versez le jus obtenu dans une casserole.
Il vous faut encore :
1 kg de sucre blanc et 1 jus de citron.
  • Ajoutez le sucre et portez à ébullition, tout en remuant pour que le sucre fonde.
  • Versez ensuite le jus de citron, portez à nouveau à ébullition, et versez dans des bouteilles à chaud et à ras bord.
Dans l’assiette…
La cuisine sauvage fait bonne place à la violette, dont les feuilles et les fleurs sont comestibles. Ces dernières font merveille pour décorer des canapés, animer une salade, sans oublier leur irrésistible version cristallisée !
Ses feuilles peuvent se manger aussi bien crues, en salade, que cuites, en légumes. À cause de leur texture mucilagineuse, Il est cependant préférable de les mélanger à d’autres plantes. À moins bien sûr que vous n’en profitiez pour épaissir vos soupes et vos potages.
Essayer aussi l’omelette aux jeunes feuilles de violette : il suffit d’émincer les feuilles, et de les ajouter comme des fines herbes.
(Article republié)
La recette du sirop de violette, tout comme d'ailleurs les photos de ce billet, sont de Françoise Marmy. Merci à elle ! Vous aimez les saveurs de la cuisine sauvage, les préparations gourmandes, apéros, boissons ou confitures par exemple ? Vite, allez faire un tour sur son site : www.marmyplantes.com : de super stages vous y attendent !

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Envie d’autres idées, bien-être cette fois, avec les douces violettes ? Vous en trouverez dans mes livres (voir ci-contre) ou par ici :

photos ©Françoise Marmy

photos ©Françoise Marmy

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Ail des ours - La ruée.... vers le pesto

3 Mars 2022 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #Dans la forêt, #En cuisine..., #Garder la forme, #Legumes, #Plantes, #Printemps..., #Tonus, #Gastronomie Sauvage

 

En salade, en légume ou en pesto…

 

Vive l’Ail des Ours !

Dès qu’il apparaît c’est la ruée sur... l’ail des ours ! Certains apprécient particulièrement son goût et d’autres ses propriétés, qui sont sensiblement les mêmes que celles de l’ail, bien que moins prononcées...

Ail des ours - La ruée.... vers le pesto
Talus ou sous-bois, l'ail des ours se plaît dans les endroits un peu humides. On le rencontre au hasard des promenades, dans des zones ombragées ou dans des coins de forêts humides. C'est surtout à son odeur, bien sûr, qu’on l'identifie le plus facilement : il suffit de toucher, ou même de fouler aux pieds ses larges feuilles vertes pour reconnaître l'odeur très forte de l'ail.
Ail des ours - La ruée.... vers le pesto
Il fait, lui aussi, baisser la pression artérielle. En stimulant la circulation sanguine, il aurait un effet bénéfique sur les rhumatismes et l'arthrite. Efficace pour soulager les bronchites, il facilite également la digestion, soulage les douleurs d'estomac, ouvre l'appétit. Quant à son jus, il aiderait à perdre du poids…
 
Récoltez ses feuilles fraîches et vertes en avril et mai, et consommez-les crues : une excellente cure de printemps, grâce à leur action dépurative sur le sang, l'estomac et les intestins ! 
 
Et si on se mettait à table, justement ?
 
• Cueillez ses feuilles, lavez-les soigneusement et émincez-les dans vos salades ou ajoutez-en dans une soupe : goût nettement relevé assuré !
• Hachez-les menues et glissez-les dans une omelette, ou alors comme des fines herbes sur vos plats préférés.
• À moins que vous ne préfériez le préparer en légume, à ajouter par exemple à un plat de spaghettis...
• Une autre suggestion, particulièrement savoureuse, mais qui demande un peu plus de préparation ? Le pesto sauvage !
Quant à ses petites fleurs blanches en forme d’étoiles, elles, décorent très joliment les salades.
 

La saison de tous les pestos

 
Ail des ours, mais aussi orties et plantain, la saison bat son plein ! Pour prolonger le plaisir de vos cueillettes, mettez-les en bocaux : à vous les délicieux pestos !
Certain.e.s s’en sortent très bien en improvisant, d’autres préfèrent une petite recette. Les quantités dépendront bien sûr du volume de votre cueillette. À titre indicatif, voici ce qu’il vous faut...
- 100 g d’ail des ours
- 2 dl d’huile d’olive
- 60 g d’amandes moulues en poudre
- sel marin moulu, poivre

 

Ensuite…

 

• Hachez grossièrement les plantes d’abord au couteau, puis au mixer.
• Ajoutez les différents ingrédients, mixer à nouveau, salez, poivrez.
• Mettez dans de petits bocaux préalablement stérilisés, et ajoutez 3 ou 4 ml d’huile d’olive. La préparation doit bien recouverte d'huile, afin que le pesto se conserve bien.
Pour un maximum de sécurité, certains conseillent même de le congeler.
winkAvec ou sans parmesan ? Comme vous préférez !
winkPignons à la place des amandes, noisettes en poudre plutôt qu’amandes pour un pesto de plantain, ail si vous l’aimez... variez les saveurs !
En tartinade ou pour relever un sandwich, pour accompagner des pâtes ou un riz, sans oublier de délicieux petits feuilletés roulés à l'heure de l'apéritif, il ne reste plus qu'à apprécier votre pesto sous toutes ses formes !

 

 
Prudence : avant votre récolte, assurez-vous qu’il s’agit bel et bien d’ail des ours ! Il est relativement facile à identifier, car son odeur laisse en général peu de doute. Attention toutefois à ne pas le confondre avec du muguet qui est, lui, hautement toxique !

 

La photo d'ouverture est de Michi-Nordlicht de Pixabay : Merci à lui !

 

(Article republié)

 

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Vous trouverez ces recettes parmi de nombreuses autres dans « 365 Jours de bien-être » (voir l’onglet « Livres »)

Ail des ours - La ruée.... vers le pestoAil des ours - La ruée.... vers le pestoAil des ours - La ruée.... vers le pesto

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Égopode version cuisine sauvage

25 Février 2022 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Dans le jardin, #Dans la forêt, #Dans les Jardins Amis, #En cuisine..., #Gastronomie sauvage, #Gourmandises..., #Plantes sauvages, #Printemps, #Tonus, #Légumes, #Cueillette sauvage

 

Savourez le Printemps

 

… et l’Égopode !

Égopode  version cuisine sauvage
Égopode  version cuisine sauvage
Par endroits il pointe déjà le bout de son nez et il ne va pas tarder à apparaître un peu partout. Appelé aussi herbe-aux-goutteux, en raison de ses propriétés diurétiques, mais aussi pied-de-chèvre ou parfois encore petite angélique, l’égopode est considéré par certains comme l’un des meilleurs légumes sauvages. Et si on testait ?
L’égopode se plaît dans les lieux frais et ombragé, sous-bois et bords de rivière. Grâce à ses feuilles divisées en trois folioles, elles-mêmes redivisées en trois, il est facile à reconnaître.  Avec ses longs rhizomes nombreux et profonds, l’égopode peut même se montrer extrêmement envahissant : de nombreux jardiniers en savent quelque chose !
Il y a mieux à faire que de s’épuiser à l’arracher : mangez-le ! Le meilleur moment ? Maintenant !
Si vous les froissez, les jeunes feuilles, vert clair et tendres, sentent un peu le céleri ou la carotte.  Leur saveur elle aussi délicatement aromatique se prête à différentes préparations dont bien sûr de belles et grandes salades sauvages. Mais pas seulement…
Une fois qu’elles sont plus développées, on peut encore consommer les feuilles de l’égopode jusqu’en automne mais on les préfèrera alors cuites, en légumes, dans des soupes, des quiches ou encore des plats de pâtes ou de riz.
Feuilletés à l’égopode
Une recette de Françoise Marmy

 

Pour la réaliser, il vous faut...
1 rouleau de pâte feuilletée
1 grosse poignée de jeunes feuilles d’égopode
100 g de feta ou de sérac
1 gousse d’ail hachée, ou de l’ail des ours
1 oignon
sel ou tamari

 

Ensuite : 

  • Faites revenir l’oignon et l’ail dans de l’huile d’olive.
  • Ajoutez l’égopode en la faisant tomber, salez et poivrez.
  • Écrasez la feta ou le sérac à la fourchette.
  • Mélangez avec l’égopode.
  • Étalez la pâte et farcissez-la du mélange en formant de petits chaussons.
  • Faites cuire 20 mn à four chaud.
La suite ? On vous laisse deviner… Bon appétit !

 

Cette recette, tout comme les photos de ce billet, sont de Françoise Marmy. Merci à elle ! 
Vous aimez la cueillette ? Allez faire un tour sur son site et, plaisirs de la cuisine sauvage, préparations de remèdes familiaux ou encore apéros colorés et raffinés, découvrez ses prochains stages ici ou ailleurs ! 

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Et encore, toujours histoire de vous mettre l’eau à la bouche…

Égopode  version cuisine sauvage
Égopode  version cuisine sauvage
Égopode  version cuisine sauvage

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S'embrasser sous le gui, oui, mais pas cette année

30 Décembre 2021 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Dans la forêt, #Hiver, #Bonheurs, #Traditions, #Fêtes, #Plantes

 

En attendant de pouvoir 

 

s'embrasser sous le Gui...

S'embrasser sous le gui, oui, mais pas cette année

Passer la nuit de la Saint Sylvestre avec celles et ceux que l’on aime est déjà une excellente raison d’être heureux. Il y a un moment où les yeux brillent encore plus fort… avec les douze coups de minuit qui approchent, c’est le moment d’échanger des vœux ainsi que, lorsque la situation le permet, des baisers, donnés de préférence sous le gui !

L'origine de cette charmante tradition se perd dans la nuit des temps. Même si elle n’est guère conseillée entre amis cette année, il est permis d’y songer avec un soupçon de nostalgie… en attendant bien sûr de la remettre à l’honneur l’année prochaine !
Les Druides considéraient déjà le gui, particulièrement celui qui poussait sur les chênes, comme une plante sacrée. Ils l’appelaient « rameau d’or », et seuls certains d’entre eux avaient le privilège de pouvoir le couper, avec une serpette en or si l’on en croit la légende. Pour que le gui garde toutes ses vertus, il devait être cueilli le sixième jour de la lune, qui correspondait au début du mois gaulois.
À cette époque, on prêtait au gui, pris sous forme de boisson, toutes les vertus : non seulement il assurait la fécondité, mais il était un remède contre tous les poisons. Les Druides lui donnaient d’ailleurs un nom qui, dans leur langue, signifiait « guérissant tout ».
La tradition traversa allègrement les siècles, puisqu’il était encore de coutume au Moyen Âge de suspendre du gui aux poutres des plafonds pour assurer la prospérité de la maison et de tous ses occupants : culture, animaux, descendance…
Survivance sans doute du vieux culte druidique, il est toujours conseillé, aujourd’hui encore, d’accrocher du gui aux portes et aux fenêtres à l’époque de Noël et surtout pour le Nouvel An, afin de faire profiter toute la maisonnée et ses invités de ce véritable symbole de paix, de santé et de bonheur.
Quant à savoir pourquoi on s’embrasse sous le gui, différentes légendes circulent… La première raconte que les Druides eux-mêmes accrochaient du gui à l’entrée de leur maison, en guise de protection contre les mauvais esprits, et qu’ils embrassaient leurs visiteurs sous ce même gui pour leur porter chance et bonheur.
Ailleurs on raconte que, dans des temps fort éloignés, lorsque des ennemis se rencontraient sous du gui dans la forêt, ils renonçaient à tout combat et faisaient la paix jusqu’au lendemain. C’est de là que viendrait la coutume de s’embrasser sous du gui, en signe d’amitié.
Chez les Romains, toujours à l’époque des Saturnales, pour embrasser une jeune fille, il suffisait de l’entraîner à son insu sous une boule de gui :  une croyance populaire voulait en effet que l’on ne puisse refuser un tel baiser, sous risque de ne pas se marier pendant toute l’année suivante…
Ainsi, il est de bon augure pour les amoureux de s’embrasser sous le gui : une longue et heureuse vie de couple les attend ! On dit parfois aussi que le même baiser sous la plante autrefois considérée comme sacrée annonce un mariage dans l’année. À vous de voir si vous préférez embrasser votre amoureux dessous, ou juste à côté du gui !
Quant au bisou entre amis, véritable rituel de la nuit de la Saint Sylvestre, il favoriserait la réalisation des vœux de chacun(e), tout en scellant encore davantage les liens amicaux.  Pour ce bisou porte-bonheur, il faut cependant attendre encore un peu, mais dans tous les cas…

 

Bonne Année à chacun-chacune !

 

🥂

 

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Lierre grimpant et 1000 autres remèdes naturels

10 Décembre 2021 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #Bobologie, #Dans la forêt, #Dans le jardin, #Livres, #12 mois par an !, #Plantes, #Peau (Soins de la), #Soins du corps, #DIY, #Produits "maison" et naturels, #Phyto, #Idées cadeaux

 

Lierre grimpant & Co

 

1000 remèdes… sinon rien ?

Lierre grimpant et 1000 autres remèdes naturels
Non, je plaisante, bien sûr 😉 ! L’heure est aux cadeaux, alors Amis de la nature et du naturel, en voici un vraiment de taille, à vous faire ou à offrir autour de vous ! Dans les Jardins d’Alice, vous le savez bien, on aime les plantes, mais aussi les livres. Alors comment ne pas craquer pour 1000 remèdes à faire soi-même, de Claudine Luu !
L’idée de l’auteur, docteur en pharmacie, herboriste et docteur es sciences naturelles bien connue ? Nous guider de A à Z, avec 175 plantes faciles à trouver, pour préparer soi-même et en toute sécurité teintures mères, macérats, baumes, lotions, sirops et autres tisanes.
Il faudra bien sûr attendre le printemps pour expérimenter tous azimuts, mais voici déjà de quoi se faire envie, avec un liniment à base de lierre grimpant :
🌿 Faites macérer une poignée de feuilles de lierre fraîches écrasées dans 500 ml de vinaigre de vin ou de cidre, pendant quelques jours.

🌿 Filtrez et ajoutez 100 ml de glycérine végétale.

🌿 Conservez dans un flacon bien bouché, hors réfrigérateur.

Et voilà, vous avez là une préparation cicatrisante et antidouleur, aussi appréciable en cas de « bleus », de brûlures ou de petits bobos, que de rhumatismes.
Le lierre grimpant se prête à différents autres usages, toujours pour notre plus grand bien. Découvrez-les dans cet indispensable guide pour apprendre à mieux connaître les plantes et à bien les utiliser !

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Le livre
Avec cette mise à jour très enrichie de son fameux  "250 remèdes naturels à faire soi-même", l'auteur présente ici aussi bien les grands principes de la phytothérapie, que l’art de la cueillette et du séchage, sans oublier bien sûr les préparations et leurs utilisations. Complet, passionnant et... pratique !
1000 remèdes à faire soi-même, de Claudine Luu, éditions Terre Vivante

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Cynorhodons : c'est la saison !

22 Octobre 2021 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Gourmandises..., #En cuisine..., #Dans le jardin, #Dans la forêt, #Coups de Coeur, #Fruits, #Fêtes, #Automne, #Hiver, #Plantes, #Idées Cadeaux, #Livres

 

Cynorhodons confits...

 

Version bonbons !

Cynorhodons : c'est la saison !
Particulièrement riches en vitamine C, les baies de cynorhodons sont à l’origine d’un sirop dont la réputation n’est plus à faire pour bien traverser les mois en « r ». Aujourd’hui, partons les déguster dans une tout autre version, placée sous le signe de la gourmandise et du plaisir…
Infusion de cynorhodons avec ou sans tranche d’orange, limonade, confiture et gelée, purée ou même, dans certains pays, soupe… le petit fruit de l’églantier sauvage (Rosa canina) comme celui des jardins (Rosa rugosa) sait se faire apprécier sous différentes formes. Traditionnellement récolté après les premières gelées mais très souvent également avant, avec un peu de fantaisie, celui que l'on appelle aussi "gratte-cul" n’hésite pas à se mettre en habits de fête !
Que diriez-vous par exemple de vous lancer dans la préparation de cynorhodons confits ?
  • Pour commencer, récoltez des cynorhodons (*) et placez-les un moment au congélateur : cela facilitera la suite…
  • Coupez-les ensuite par la moitié, et à l’aide d’une petite cuillère retirez tous les poils (très important pour ne pas avoir de mauvaises surprises...) et les graines.
  • À partir de là, réunissez 250 g de cynorhodons ainsi préparés, 295 g de sucre et 150 ml d’eau.
Il faut aussi un peu de patience, car la recette s’étale sur 8 jours…🌺
La recette
🌺 Le premier jour, faites fondre 125 g de sucre dans l’eau, laissez frémir jusqu’à épaississement. Retirez du feu, ajoutez les fruits, couvrez et laissez macérer 24 heures.
🌺 Le lendemain, sortez les cynorhodons du sirop, réservez-les. Ajoutez 30 g de sucre au sirop, chauffez et laissez frémir une minute.  Retirez la casserole du feu, remettez les fruits dans le sirop, couvez et laissez à nouveau macérer 24 heures.
🌺 Les 3 jours qui suivent, répétez exactement les mêmes opérations.
🌺 Le sixième jour, tout pareil, mais en ajoutant cette fois 50 g de sucre (plutôt que 30) et en laissant macérer deux jours.
🌺 Le dernier jour, égouttez les baies et disposez-les sur une plaque préalablement recouverte de papier sulfurisé. Glissez la plaque dans le four à 50° C pour une période de 10 à 30 minutes (à surveiller), le temps que tout éventuel reste de liquide s’évapore.
🌺 Le moment est alors venu de récompenser votre patience… mais avec modération !
🌺 Conservez ensuite ces jolies petites baies confites au réfrigérateur.
🌺 (*) Le conseil de Michaël Berthoud, à qui l’on doit cette délicieuse idée : choisir au moment de la cueillette des cynorhodons de la variété Rosa rugosa, celle que l’on trouve dans les jardins, qui seront bien plus gros que ceux des églantiers sauvages.
 

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Michaël Berthoud, cueilleur émerveillé et passionné, organise des sorties sur le terrain et des ateliers. En environnementaliste généreux, il anime également un beau site tout entier consacré à la nature et aux différents usages des belles indigènes.
Il est l’auteur de 54 plantes sauvages et comestibles de Suisse romande et de France voisine, paru aux éditions Attinger. Magnifique, tant dans sa présentation que dans son contenu, cet ouvrage très complet ravira les amateurs de cueillette : en plus des descriptions et informations botaniques, il explique comment conserver les plantes sauvages (dans l’huile, dans le sel, dans le sucre…) et bien sûr comment les cuisiner, avec un choix de recettes tout à fait appétissant ! À vous procurer dans toutes les bonnes librairies indépendantes, ou alors directement auprès de l’auteur, par exemple sur son site : 
Cynorhodons : c'est la saison !
Cynorhodons : c'est la saison !
Cynorhodons : c'est la saison !
Les photos sont de Michaël Berthoud

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