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L'ÉCHINACÉE : PLUS DE MOIS EN "R" SANS ELLE !

5 Octobre 2020 , Rédigé par Véronique Alice, Invité Jean Publié dans #Automne, #Garder la forme, #Bien-être, #Dans les Jardins Amis, #Fleurs, #Plantes, #Tonus, #Hiver, #Phyto, #Produits "maison" et naturels, #Forme, #Bobologie, #Remèdes naturels

 

Échinacée

 

 

La star de l’hiver, c’est elle !

L'ÉCHINACÉE : PLUS DE MOIS EN "R" SANS ELLE !

 

 

En principe, je vous propose depuis quelques années cette recette en début d'hiver, mais là, actualité oblige, tout ce qui peut aider à renforcer notre bouclier est bon à prendre !  Avec ou sans l'échinacée, prenez soin de vous blush

 

En guise de petit rappel, puisque c'est déjà le moment d'y penser...

 

La plante la plus douée pour lutter contre les maux qui viennent du froid, c’est elle : l’échinacée pourpre (Echinacea purpurea) est à la base de différentes préparations fort bénéfiques pour petits et grands. Sa grande force ? En fortifiant l’organisme, elle aide à résister aux agressions de l'hiver et à se protéger des infections tout en accélérant la guérison des refroidissements lorsqu’ils sont déjà installés. Et bien plus encore…

 

Originaire d’Amérique du Nord, cette belle plante, souvent pourpre, était déjà appréciée dans la médecine amérindienne, tant pour soulager les maux de dents ou de gorge, que dans la préparation de différents remèdes destinés à soigner les blessures, les brûlures, les morsures de serpent et bien sûr les états infectieux.

Ses fleurs et ses racines contiennent des substances aux propriétés anti-inflammatoires, antibiotiques, antiseptiques, désintoxicantes, cicatrisantes  et rééquilibrantes. Et ce n'est pas tout : plusieurs de ses constituants stimulent les globules blancs, ce qui semble avoir pour effet de renforcer tout le système immunitaire.

 

Les résultats des différentes études concernant les vertus de l’échinacée sont, il faut bien le dire, parfois mitigés voire contradictoires.

Ce qui n’empêche nullement de plus en plus de personnes de profiter de ses effets  bénéfiques … Et oui, j’en fais partie ! C’est fou ce qu’une simple teinture d’échinacée, faite « at home »  m’a déjà fait du bien !

 

Depuis peu, mon complice préféré, aux fourneaux mais aussi autour des bocaux, en a concocté une nouvelle, encore plus efficace.

Laissons-le la présenter et surtout détailler les différentes étapes de sa préparation !

Préparez de quoi booster votre bouclier !

 

Pour réaliser cette teinture, il vous faut :

 

- 100 g de racine d'échinacée séchée
- 5 dl d'alcool, au minimum à 70°

 

Première phase :

 

Laissez la racine macérer dans l'alcool pendant environ 3 semaines.
Filtrez ensuite la teinture, récupérez les racines imbibées d'alcool sans les presser (il restera environ 4 dl de teinture). Réservez la teinture dans un récipient à part.

 

Ensuite :

 

Placez les racines dans une casserole et ajoutez 5 dl d'eau (soit 5 x la quantité de plante).
Laissez chauffer à feu très doux (ne pas cuire !) : on doit pouvoir tremper un doigt dans la casserole sans se brûler, ce qui équivaut à une température aux alentours de 50°, pas plus.
Poursuivez pendant 2 heures en remuant de temps en temps.
Retirez ensuite du feu et pressez le marc pour en extraire le maximum de liquide.

Remettez la casserole sur le feu le plus bas possible et laissez évaporer jusqu'à ce qu'il ne reste plus que 2 dl de liquide (Nous sommes partis de 5 dl, il faut donc évaporer 3 dl de liquide).
 

Et enfin …
 

Mélangez ensuite les 2 liquides (eau + teinture) : la préparation est terminée.
 

Comment la prendre ? Agitez toujours bien le flacon avant l'emploi ! Ensuite, une  trentaine de gouttes dans un peu d’eau, ou de tisane, 2 à 3 fois par jour.
 

Encore quelques explications

 

La macération dans l'alcool a permis d'extraire les principes actifs uniquement solubles dans l'alcool, tandis que l’infusion dans l'eau, elle, a permis d'extraire les polysaccharides, principes actifs uniquement solubles dans l'eau.
Lorsque la teinture terminée aura reposé un moment dans sa bouteille, vous devez voir une couche blanche de plusieurs millimètres au fond de la bouteille. C’est le signe que l’opération a réussi !

Cette couche blanche correspond aux polysaccharides extraites lors de la macération dans l'eau. Si cette couche n'est pas présente au fond de la bouteille, cela veut dire que l'extraction à l'eau ne s'est pas passée de manière optimale. La teinture est tout de même consommable, mais moins efficace.
 

Cette méthode a été mise au point par Michael Moore et popularisée par Christophe Bernard (voir ci-contre : Dans les Jardins Amis).
Christophe Bernard préconise l'extraction par percolation. Je l'ai moi-même testée par extraction au soxhlet, qui est beaucoup plus rapide et encore plus efficace que la percolation, mais ces 2 méthodes exigent l'utilisation de matériel spécial. 
Donc, la méthode classique par macération évitera tout recours à un appareillage compliqué et conviendra très bien aussi.

 

Voilà, vous savez tout ! Merci à Jean pour toutes ces explications ! À vous maintenant... à vos bocaux et casseroles, pour que votre teinture soit prête dans quelques semaines, lorsque le besoin s’en fera sentir !

 

Attention : tout usage de l’échinacée est déconseillé aux enfants de moins de 6 ans ainsi qu’aux femmes enceintes ou qui allaitent. Elle est par ailleurs contre-indiquée pour les personnes souffrant de certains troubles. Si tel est votre cas, demandez d’abord l’avis de votre médecin. De même, certaines personnes y sont allergiques et devront bien entendu s'abstenir d'en consommer.

Pour tous : l’échinacée ne devrait pas être prise sur une période excédant quelques semaines. Et il est bien clair que tout trouble qui ne disparaît pas rapidement doit faire l’objet d’une consultation médicale !

 

(Article republié 😉

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Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler

30 Avril 2020 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #Bobologie, #Dans la forêt, #Dans le jardin, #Dans le verger, #Dans les Jardins Amis, #Dans les champs, #En cuisine..., #Fleurs, #Gourmandises..., #Phyto, #Printemps..., #Été, #Gastronomie Sauvage, #Plantes sauvages, #Remèdes naturels, #Produits "maison" et naturels

 

Lierre Terrestre

 

 

Une plante tout à fait délicieuse !

Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler

Jardin, champs, haies, bords de route ou forêt… pour autant qu’il puisse profiter d’un peu d’ombre et d’humidité, le lierre terrestre se plait et revient partout ! À dire vrai, il serait même vite envahissant. Mais loin de nous l’idée de s’en plaindre lorsque l’on connaît ses qualités !

Autrefois considéré comme plante magique et parfois utilisé pour la divination, le lierre terrestre avait la réputation, s’il était placé sous le lit, de redonner des forces à la jeune mère après l’accouchement.

Il était également apprécié pour aromatiser la bière et lui apporter une certaine amertume. Depuis, le houblon a pris le relais, mais si vous faites votre bière vous-même et que du lierre terrestre pousse près de chez vous, pourquoi ne pas essayer ?

 

Au Moyen Age, il était recommandé pour faire baisser la fièvre.

Traditionnellement apprécié depuis la même époque pour soigner, entre autres troubles, le rhume, la toux et les différentes formes de bronchites, il permet aussi, en usage externe, d’améliorer les abcès et les furoncles.

Comment ?

Dans ce dernier cas, il suffit d’appliquer les feuilles fraîches, à peine écrasées, en cataplasmes.

Infusion : une cuillère à soupe de lierre terrestre infusée une dizaine de minutes dans l’équivalent d’une tasse d’eau bouillante aide à soulager aussi bien un début de refroidissement que des maux de gorge déclarés ou encore des troubles respiratoires. À plus forte raison si vous sucrez cette dernière avec du miel !

Il est possible enfin de réaliser une huile : une préparation toute simple, qui peut rendre de grands services :

  • Versez pour cela 10 poignées de lierre terrestre dans un gros bocal

  • Recouvrez d’un litre d’huile d’olive

  • Laissez macérer pendant un mois au soleil, puis filtrez.

Et voilà une excellente huile à utiliser en compresses, sur les plaies ou pour soulager des troubles inflammatoires.

 

En cuisine…

 

En cuisine, son parfum à la fois boisé et parfumé relève agréablement les salades, les soupes et bien d’autres préparations. La preuve avec Françoise Marmy, qui a l’art de nous mettre l’eau à la bouche…

Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler

Boulettes de chèvre frais au lierre terrestre

1 fromage de chèvre frais
1 bouquet de  feuilles de lierre terrestre
fleurs pour la déco
 

  • Écraser le chèvre frais à la fourchette.

  • Ajouter les feuilles de lierre terrestre ciselées finement

  • Former de petites boulettes

  • Les déposer sur un petit cracker ou sur une feuille de lierre terrestre et décorer avec les fleurs.

Et il ne reste  plus qu’à vous régaler, les yeux d’abord, le palais ensuite…

 

Cette jolie recette tout comme d'ailleurs les photos de ce billet, sont de Françoise Marmy. Merci à elle !

 

(Article republié)

 

Vous aimez les saveurs de la cuisine sauvage et les préparations gourmandes ? Vite, allez faire un tour sur son site et découvrez ses prochains stages ici ou ailleurs ! Plein d'autres tentations ici :

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Et pour finir la voix claire, je vous rappelle cette préparation qui contient, elle aussi, du lierre terrestre :

Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler
Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler
Lierre terrestre - Pour soulager ET régaler

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Le cédrat - un agrume très zestueux...

31 Janvier 2020 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bonheurs, #Confitures, #En cuisine..., #Fruits, #Gourmandises..., #Hiver, #Agrumes, #Dans les Jardins Amis, #12 mois par an !, #Idées Cadeaux

 

Le Cédrat

 

 

Un agrume très « zestueux » !

Le cédrat - un agrume très zestueux...
Le cédrat - un agrume très zestueux...

Je l’avoue, mise à part leur huile essentielle, je ne connaissais rien, mais alors absolument rien des cédrats...

 

Jusqu’à ce que je les voie, côtoyant les oranges amères de la petite épicerie italienne dans laquelle je me rends chaque année, pour ces irrésistibles préparations que sont la marmelade et le vin d’oranges amères. Quels sont donc ces gros fruits jaunes ? Ciel, des cédrats ! Aussitôt dit, aussitôt pris… et essayés, bien entendu !

 

Vous aimez les saveurs acidulées, fraîches et subtiles ? Alors craquez, vous aussi, pour cet ancêtre du citron - du moins c’est ce que l’on dit -, en version marmelade…

 

Après quelques réflexions et relectures de mes diverses expérimentations « zestueuses » voici comment j’ai préparé cet étonnant et délicieux agrume...

 

Prévoyez :

1, 25 kg de cédrat (soit 3 beaux fruits)

le jus d’un citron

entre 800 g et 1 kg de sucre, selon vos goûts personnels

 

  • Lavez et brossez bien les cédrats, enlevez chaque bout (je les ai mis dans un bocal avec de l’huile d’olive pour parfumer cette dernière).

  • Coupez ensuite les cédrats en très fines tranches : à la mandoline c’est parfait !

 

  • Laissez tremper dans un grand saladier d’eau pendant une douzaine d’heures. Changez l’eau, et laissez encore tremper toute la nuit.
  • Le lendemain matin, passez, puis faites blanchir les tranches de cédrat dans de l’eau bouillante.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​
  • ​​​​​​​​​​​​​​Égouttez, puis coupez grossièrement les tranches en morceaux.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​
  •  
  • ​​​​Mettez enfin les fruits, le sucre et le jus de citron dans une casserole, portez à ébullition puis cuire à feu moyen pendant 20 à 30 minutes sans cesser de remuer.

La suite, vous la connaissez, en crêpes, en petit déjeuner de St-Valentin ou chaque fois que vous avez envie d'une saveur délicieusement  "zestueuse", il ne reste plus qu’à se régaler…

 

Le cédrat - un agrume très zestueux...Le cédrat - un agrume très zestueux...Le cédrat - un agrume très zestueux...

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VIOLETTES : METTEZ-LES EN BOUTEILLE !

22 Mars 2019 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #En cuisine..., #Boissons sages, #Bonheurs, #Dans la forêt, #Fleurs, #Gastro sauvage, #Gourmandises..., #Plantes, #Printemps..., #Dans le jardin, #Sirops, #Dans les Jardins Amis

Aimez-vous le

 

Sirop de Violette ?

VIOLETTES : METTEZ-LES EN BOUTEILLE !

Une délicieuse petite reprise de l'année passée, pour lancer la belle saison...

Avec le retour de la jolie saison, ici et là elles montrent déjà le bout de leur nez. Pour le plus grand plaisir, il faut bien le dire, du nôtre… Pas seulement, car les délicates violettes enchantent aussi les yeux et le palais. La preuve avec ce véritable délice, qui ne l’est vraiment que dans sa version « maison ». À vos cueillettes !

Si l’on en croit la légende, Vulcain, désireux de séduire Vénus, se serait parfumé de violettes, ce qui lui aurait précisément permis d’arriver à ses fins…

Pour séduire qui vous voulez ou alors juste pour le plaisir, voici une recette qui devrait tous vous faire craquer !

À lui tout seul, le sirop de violette ressuscite le monde enchanté de l’enfance ! Que ce soit pour les apprécier en boisson au charme un rien désuet ou en potion tout indiquée pour calmer angine, rhume ou bronchite, il n’y a que de bonnes raisons de mettre les violettes en bouteilles.

Pour préparer ce sirop de violette odorante, selon la recette de Françoise Marmy, remplissez un récipient d’un litre de fleurs de violettes odorantes (Viola odorata).

Prévoyez également :

200 ml de vin blanc - 800 ml d’eau froide - 1 c.s. de vinaigre de pomme - 1 c.s. de sucre blanc et quelques grains de sel.

  • Mettez le tout dans un récipient avec couvercle, et laissez macérer pendant 3 à 4 jours, en remuant de temps à autre.

  • Filtrez et pressez les violettes.

  • Versez le jus obtenu dans une casserole.

Il vous faut encore :

1 kg de sucre blanc et 1 jus de citron.

  • Ajoutez le sucre et portez à ébullition, tout en remuant pour que le sucre fonde.

  • Versez ensuite le jus de citron, portez à nouveau à ébullition, et versez dans des bouteilles à chaud et à ras bord.

Dans l’assiette…

La cuisine sauvage fait bonne place à la violette, dont les feuilles et les fleurs sont comestibles. Ces dernières font merveille pour décorer des canapés, animer une salade, sans oublier leur irrésistible version cristallisée !

Ses feuilles peuvent se manger aussi bien crues, en salade, que cuites, en légumes. À cause de leur texture mucilagineuse, Il est cependant préférable de les mélanger à d’autres plantes. À moins bien sûr que vous n’en profitiez pour épaissir vos soupes et vos potages.

Essayer aussi l’omelette aux jeunes feuilles de violette : il suffit d’émincer les feuilles, et de les ajouter comme des fines herbes.

La recette du sirop de violette, tout comme d'ailleurs les photos de ce billet, sont de Françoise Marmy. Merci à elle ! Vous aimez les saveurs de la cuisine sauvage, les préparations gourmandes, apéros, boissons ou confitures par exemple ? Vite, allez faire un tour sur son site : www.marmyplantes.com : de super stages vous y attendent !

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Envie d’autres idées, bien-être cette fois, avec les douces violettes ? Vous en trouverez dans mes livres (voir ci-contre) ou par ici :

photos ©Françoise Marmy

photos ©Françoise Marmy

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Achillée millefeuile et cuisine sauvage

15 Mars 2019 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Dans le jardin, #Dans le verger, #Dans les champs, #En cuisine..., #Gourmandises..., #Printemps..., #Sans lait ni gluten, #Cueillette sauvage, #Gastronomie sauvage, #Dans la forêt, #Dans les Jardins Amis

 

Vous reprendrez bien un peu

 

 

d’Achillée Millefeuille ?

Achillée millefeuile et cuisine sauvage

Dans les légendes et la mythologie grecque, on l'appelle aussi l'herbe du guerrier. Et pour cause : elle était utilisée pour calmer les hémorragies et soigner les plaies causées par des blessures de guerre ! Achille, à qui elle doit son nom, connaissait, semble-t-il ses vertus !

 

Son effet calmant la rend fort utile en cas d'agitation, de troubles d'estomac, de migraine, de mal de dos, mais aussi de troubles circulatoires ou même de vertiges.

Un moyen simple de profiter de ses vertus est de la consommer en tisane, très efficace contre certains maux de tête :

  • Versez de l'eau bouillante sur une cuillère à café de feuilles sèches ou de fleurs d'achillée millefeuille, laissez infuser une minute et filtrez. 

  • Buvez jusqu'à 3 tasses bien chaudes par jour, par petites gorgées, entre les repas.

De nombreuses préparations, prêtes à l'emploi, pour le foie, la vésicule ou l'estomac, contiennent de l'achillée millefeuille.

Associée à d'autres plantes, elle permet aussi de soulager les rhumes et les grippes.

 

Précaution : l'achillée millefeuille est déconseillée pendant la grossesse !

Et puis pour notre plaisir l'achillée millefeuille  sait aussi se faire gourmande. La preuve, une nouvelle fois, avec Françoise Marmy, botaniste, animatrice de cours sur les plantes sauvages et créatrice de ces magnifiques plats…

 

 

Tartare à l’achillée millefeuille

 une recette de Françoise Marmy

De quoi avons-nous besoin ?

1 grosse poignée de feuilles d’achillée

1 c. à soupe de câpres

2-3 cornichons

1 petit oignon

tamari (sauce soja)

huile d’olive

1 c. à café de moutarde en grains

 

  • Hacher les feuilles d’achillée.

  • Hacher ensemble les câpres, les cornichons et l’oignon.
  • Mélanger avec l’achillée.
  • Ajouter la moutarde et l’huile pour rendre le mélange onctueux.
  • Assaisonner avec le tamari.

Ce tartare peut se servir sur un toast, une rondelle de courgette ou de concombre, sur une feuille d’endive ou farci dans une tomate cerise ou un champignon

 

Envie de suivre un ou plusieurs stages avec Françoise Marmy ?

 

Demandez le programme !

Découverte de la Cuisine sauvage à Massonnens les 24 avril et 18 mai.

Le cycle des 4 saisons, 4 demi-journées les mardis 16 avril, 14 mai, 4 juin et 10 sept.

2 week-end de Gastronomie Sauvage en Gruyère 25-26 mai et en Valais 15-16 juin.

Sans oublier les Apéros sauvages du 5 juin...

 

Plus ? C'est par là :

Achillée millefeuile et cuisine sauvage
Achillée millefeuile et cuisine sauvage
Achillée millefeuile et cuisine sauvage

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Epinard du Caucase - Côté jardin

22 Février 2019 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice. Invitée : Cosette Publié dans #Dans le jardin, #Dans les Jardins Amis, #En cuisine..., #Plantes, #Gastronomie sauvage, #Printemps, #Légumes

 

Côté Jardin… connaissez-vous

 

 

l’Epinard du Caucase ?

 

 

Il a plusieurs noms : épinard vivace grimpant, épinard perpétuel, Habitzia, épinard de Scandinavie, et bien sûr épinard du Caucase. C’est une plante qui pousse dans les forêts d’épicéas et de hêtres en grimpant sur ceux-ci, aux bords des rivières et à flanc de ravin où ils retombent en cascade dans un milieu sombre et humide, dans le Caucase et au Nord-est de la Turquie, entre l’Europe et l’Asie.

 

Il a d’abord été introduit comme plante ornementale dans les jardins des pays du Nord (Finlande, Suède, Norvège) pour son beau feuillage ornemental au 19ème siècle, avant d’être consommé comme légume, puis il est tellement tombé dans l’oubli qu’il a failli disparaître.
 
Comment l’utiliser en cuisine ?


Ce légume est une alternative à l’asperge et a l’épinard :

  • Les jeunes pousses de 5 à 10 cm se mangent comme les asperges, cuites à la vapeur, en omelette ou encore comme les jeunes tiges en salade, crues ou cuites.  

  • Viennent ensuite les feuilles : à déguster crues lorsqu’elles sont jeunes, puis cuites quand elles deviennent plus matures, comme les épinards, sautées, ajoutée aux plats, ou encore en soupe.

Pourquoi je te conseille de le mettre dans ton jardin ?

Tu ne pourras pas le récolter la première année, voire pendant 2 ans si nécessaire, car il faut lui laisser le temps de bien s’implanter. Mais alors ensuite ce merveilleux légume restera en place entre 20 et 50 ans !
C’est l'une des premières verdures du printemps car l’épinard du Caucase est très hâtif, il pousse même sous les dernières neiges du fait qu’il est très rustique, car il résiste à environ -39°C.


Ses lianes peuvent pousser jusqu’à 3 m en 5 semaines, et quand ta plante aura entre 2 et 3 ans tu pourras récolter 2 à 3 fois les jeunes pousses, ainsi qu’ensuite les feuilles sur les lianes pendant toute la belle saison en laissant le bourgeon terminal Tu peux aussi laisser quelques lianes intactes afin qu’elle puisse continuer à prospérer. Plus ta plante vieillira, plus tu pourras en récolter : sur une plante de 8 à 9 ans tu pourras récolter une centaine de pousses.

Après les premières gelées, la plante disparaîtra en nourrissant le sol sur lequel elle se trouve, et redémarrera au printemps suivant.
Tu peux aussi l’installer comme plante ornementale, car avec ses feuilles luxuriantes en forme de cœur et ses lianes volubiles l’épinard du Caucase est très décoratif. Et il fleurit en multitude de petites fleurs vert clair.
 
Où l’installer ?

C’est une plante qui a tout bon dans un jardin en permaculture ou pour la forêt jardin par exemple sur un arbre fruitier, un vieux buisson mort ou sur un vieux tronc, mais aussi sur tout support pour plante grimpante. L’épinard du Caucase permet d’utiliser la verticalité, comme toute plante grimpante, mais aussi l’horizontalité en couvre-sol.
 
Pour les personnes qui ont une terrasse ou un balcon c’est aussi facile de le cultiver car il pousse très bien dans un gros pot avec un treillis contre une façade ou en suspension comme plante retombante.
 
L’épinard du Caucase se plaît en situation mi-ombragée et ombragée, mais supporte aussi le soleil. Le mieux, c’est que la souche ait du soleil au printemps pour une bonne croissance de ses pousses. Un endroit lumineux lui suffit, ce qui en fait une plante bien pratique dans les petits jardins urbains, car souvent les bâtiments autour font beaucoup d’ombre.
 
Comment le cultiver ?

 

  • Sème ses petites graines de 1,5 mm en octobre ou pendant l’hiver en laissant la nature faire ou sème-les dans une barquette, en les recouvrant d’environ 1 mm de terre.

  • Humidifie bien, mets la barquette dans un sac plastique, et place ensuite ce dernier dans un congélateur environ 1 semaine puis quelques jours au frigo.

  • Il sera temps ensuite de la sortir et de planter les jeunes plants en godet avant de les mettre en place, à 1 ou 2 m de distance.

Attention aux limaces au stade de pousses ! Plus rien à craindre en revanche une fois qu’elles auront atteint 15 cm.
 
En conclusion


L’épinard du Caucase est une alternative à l’asperge et à l’épinard, tout en étant un légume perpétuel facile et sans entretien. La seule difficulté est de trouver des plants et des semences, car il ne fait pas partie des classiques au potager.

 

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Qui est notre invitée, Cosette ?

J’ai toujours été passionnée par la nature et tout ce qu’elle peut nous offrir, et surtout par le monde végétal car il y a tellement de plantes qui prennent soin de nous que ce soit pour nous nourrir, nous soigner, nous embellir, nous habiller, créer ou pour le plaisir des yeux et de l’odorat…. Sur mon blog je te présente chaque semaine une nouvelle plante connue ou moins connue pour ton jardin ou ton balcon en permaculture. Dans la vie de tous les jours je crée des Designs de jardin en Permaculture sur mesure pour tous les espaces et je donne des conseils pour chaque jardin naturel. Prochainement il y aura aussi des semences et des plants créés de façons naturelles. Viens donc me rendre visite sur mon blog pour en découvrir plus !

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DIETETIQUE CHINOISE : QUE MANGER EN CE MOMENT ?

24 Novembre 2017 , Rédigé par Véronique Alice Publié dans #Automne, #Dans les Jardins Amis, #En cuisine..., #Forme, #Garder la forme, #Hiver, #Infos sympas, #Legumes, #Sans lait ni gluten, #Bien-être, #Boissons sages, #Epices

 

Diététique chinoise

 

 

Que manger en ce moment ?

Selon la saison, son influence parfois sur notre humeur, mais assurément sur notre organisme, la médecine traditionnelle chinoise préconise de privilégier certains aliments et modes de préparation. Histoire de maintenir, toujours, ce fameux équilibre que l’on appelle la santé !

Démonstration par l’exemple, avec deux recettes et explications offertes par Antoine Wegmüller, praticien en médecine traditionnelle chinoise. Loin de se résumer exclusivement à l’acupuncture, la M.T.C donne une place important à la diététique, tandis que notre homme, lui, ne néglige pas les plaisirs de la table…

Dés de courge à la vapeur aux effluves de gingembre  

Ingrédients en accompagnement pour 2 à 3 personnes : 500 g de courge (verte, Butternut ou orange) pelée et coupée en cubes de 1,5 à 2 cm, 3 ou 4 grosses tranches de gingembre

Préparation :

  • Mettre les ingrédients dans un bol et disposer le tout dans un panier à la vapeur.

  • Dès que l’eau bout, cuire à feu vif entre 15 et 30 min, selon la variété de courge choisie.

  • Retirer le bol du panier vapeur et servir.

Propriétés :

La courge possède un Qi neutre ; sa saveur est douce et fade. Elle tonifie le foyer moyen, favorise le poumon et les intestins et active la circulation des liquides.

Côtes de chou chinois au tofu et champignons parfumés

Ingrédients pour 2 à 3 personnes 5 à 8 feuilles de choux chinois, 100 à 150 g de tofu souple, 5 champignons parfumés Shitaké, 5 dl de bouillon de poule, 100 g de jambon de campagne, 1 cuillère à soupe de crevettes séchées

Préparation et cuisson :

  • Tremper les champignons séchés durant 30 à 60 min dans un peu d’eau tiède.

  • Laver et couper les côtes de chou ; couper le jambon en lamelles et le tofu en cubes.

  • Disposer tous les ingrédients en couches dans une petite marmite en terre cuite (voir photo) ou un caquelon et mouiller avec le bouillon.

  • Porter à ébullition, réduire le feu, mijoter 15 à 20 minutes et servir.

Propriétés :

Le chou et le champignon parfumé sont de tempérament neutre et de saveur douce et favorisent l’estomac. Le tofu est de saveur douce, et il favorise aussi l’estomac. Le jambon de campagne et la crevette sont salés et vont au rein. Nous avons donc ici une préparation très digeste qui soutient et favorise le Qi de l’estomac et du rein en hiver. Un excellent accompagnement avec d’autres plats.


Et pour finir, un petit remède familial d’Antoine, toujours de saison...

 

Boisson au gingembre et sucre brun
 

Il vous faut :

15 gr de racine fraîche de gingembre
20 gr de sucre brun

Facultatif : 10 g (1 cuillère à soupe) de baies de goji


Préparation :

 

  • Peler le gingembre et couper en tranches.

  • Faire cuire le gingembre dans 1 bol d'eau pendant 2 min.

  • Ajouter le sucre et continuer à cuire pendant 1 minute.

Propriétés :


Ce remède familial pour traiter le rhume disperse le froid et le vent à l’intérieur de l’organisme, induit la transpiration, libère la surface.
Prenez éventuellement un peu de soupe chaude, puis couvrez-vous bien après la prise de la boisson afin de transpirer légèrement.
 
PS : avec ou sans refroidissement, pour un accent plus "tonique", ajoutez 1 gramme de poudre de ginseng ou une petite dose de concentré de ginseng (en pharmacie). Vous trouverez aussi des doses de thé de ginseng de 1 g sous forme de granules à dissoudre dans le liquide chaud.

 

Plein d'autres conseils pour une fin d'année en forme ?

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REMÈDE « MAISON » : un SIROP PECTORAL

18 Août 2017 , Rédigé par Le Blog de Véronique Alice Publié dans #Bien-être, #En cuisine..., #Garder la forme, #Produits "maison" et naturels, #Dans les Jardins Amis, #Fleurs, #Dans les champs, #Plantes, #Éte, #Dans le jardin, #Forme, #Hiver, #Phyto, #Automne, #Bobologie, #Remèdes "maison", #Sirops

 

Petit (ou gros) mal de gorge ?

 

 

Un Sirop et ça repart !

REMÈDE « MAISON » : un SIROP PECTORAL

Les canicules s’éloignent, les soirées se font plus fraîches, et les mois en « r » qui montrent bientôt le bout de leur nez… cela ne va pas tarder à gratouiller et à chatouiller. Anticipez et préparez maintenant le sirop qui chassera les chats dans la gorge de toute votre petite tribu ! En vedette : le lierre terrestre, le plantain et la mauve

 

Les petits remèdes aux grands effets, on en raffole ici ! En voici un, à préparer avec votre cueillette du moment pour pouvoir en profiter lorsque le froid sera venu.

Lierre terrestre, plantain et mauve conjugent leurs nombreuses propriétés, adoucissantes, calmantes, émollientes, pectorales, antitussives et anti-inflammatoires notamment, pour nous aider à soulager plus rapidement refroidissements, toux et bronchite, et garder une voix claire tout l’hiver.

 

Pour réaliser  le Sirop pectoral de Françoise, il vous faut :

1 l. d’eau

800 g de sucre blond bio (ou brun)

1 grosse poignée de feuilles de plantain

1 grosse poignée de feuilles de lierre terrestre (il rampe partout en cette saison)

1 poignée de fleurs de mauve

1 jus de citron

 

 Ensuite...?

 

  • Faites bouillir l’eau et le sucre pendant environ 20 min.

  • Retirez du feu.

  • Coupez grossièrement les feuilles de plantain et de lierre terrestre.

  • Plongez-les dans le sirop bouillant, ajoutez les fleurs de mauve et couvrez.

  • Laissez infuser les plantes quelques heures ou une nuit dans le sirop encore chaud.

  • Filtrez, ajoutez un jus de citron et remettez sur le feu jusqu’à ébullition.

  • Aussitôt cette dernière atteinte, remplissez à ras du goulot des bouteilles propres et préalablement trempées dans de l’eau bouillante.

  • Il ne vous reste plus qu’à étiqueter…

 

L’idéal est de boire ce sirop dilué avec de l’eau chaude ou ajouté à une tisane.

Rien ne vous empêche cependant d’en prendre jusqu’à 4 cuillères à café par jour (3 pour les enfants).

 

La recette de ce sirop pectoral, tout comme d'ailleurs les photos de ce billet, sont de Françoise Marmy. Merci à elle !

Vous aimez les saveurs de la cuisine sauvage, les préparations gourmandes, boissons ou confitures par exemple ? Vite, allez faire un tour sur son site et découvrez ses stages de septembre :

 

Plus sur la mauve ? Pour ça, c’est par là…

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REMÈDE « MAISON » : un SIROP PECTORAL
REMÈDE « MAISON » : un SIROP PECTORAL
REMÈDE « MAISON » : un SIROP PECTORAL

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Cueillette sauvage : c’est (re)parti !

17 Mars 2016 , Rédigé par Véronique Alice Publié dans #Bonheurs, #Dans les Jardins Amis, #En cuisine..., #Fleurs, #Gastro sauvage, #Plantes, #Printemps..., #Gourmandises..., #Tonus, #Detox

 

En compagnie de Françoise Marmy

Cueillette sauvage : c'est parti !

Cueillette sauvage : c’est (re)parti !

Vous avez toujours rêvé d’aller passer quelques jours dans les Grisons ou de mieux connaître la Gruyère, de confronter l’image bucolique des paysages suisses à la réalité ? Si vous aimez la nature, y être mais aussi la goûter, c’est peut-être pour cette année ! Pour un maximum de plaisir et de saveurs, suivez le ou plutôt la guide…

Passionnée par le monde végétal et depuis longtemps par la gastronomie sauvage, Françoise Marmy approfondit d’abord ses connaissances aux côtés de François Couplan. Ensemble, ils ouvrent ensuite la voie, très fréquentée depuis, des journées et stages d’initiation à la cueillette. Cueillette suivie, comme il se doit, de la préparation de repas à base de plantes et de fleurs comestibles.

Plus la nature est sauvage, plus Françoise Marmy s’y sent bien. Si la montagne est son endroit de prédilection, les douces campagnes recèlent aussi des trésors qu’elle aime partager. Ici ou ailleurs, elle concocte chaque année un programme des plus variés et... des plus appétissants (voir plus bas).

Mais commençons d’abord par prendre l’apéritif, avec ses canapés à l’alliaire !

Cueillette sauvage : c’est (re)parti !

De quoi avons-nous besoin ?

1 grosse poignée de feuilles d’alliaire, du beurre à température ambiante, du sel, 1 c. à café de moutarde et du pain.

Ensuite...

Hachez finement l’alliaire crue.

Mélangez-la à l’aide d’une fourchette avec du beurre mou.

Ajoutez du sel et une petite cuillerée à café de moutarde.

Etalez cette pâte sur des toasts ou sur des tranches de pain.

Décorez avec des fleurs comestibles de saison (primevère, violette, lamier tacheté, pâquerette, myosotis, etc.)

L'alliaire dans presque tous ses étatsL'alliaire dans presque tous ses états

L'alliaire dans presque tous ses états

Mettez-vous l'eau à la bouche... demandez le programme !

Cueillettes, apéros ou gastro sauvage, dans le Doubs, près de Bulle, en Valais ou dans les Grisons, survie en Haute-Provence… que ce soit pour une journée, un week-end ou une semaine, il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts !

Avec Françoise Marmy, partez aussi à la découverte des « simples » pour soigner votre famille ou alors soyez gourmand et apprenez l’art de préparer des confitures sauvages !

Plus ? Retrouvez toutes ses activités sur :

Cueillette sauvage : c’est (re)parti !
Cueillette sauvage : c’est (re)parti !
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LA JOIE D'ÊTRE AMOUREUX

7 Février 2016 , Rédigé par Véronique Alice Publié dans #Autres Plaisirs, #Bonheurs, #Bien-être, #Coups de Coeur, #Fêtes, #Infos sympas, #Libido, #Tonus, #12 mois par an !, #Dans les Jardins Amis

Rencontre avec Arouna

La Joie d'être Amoureux

Pétillante, enthousiaste et infatigable, Arouna propose aujourd’hui un jeu de cartes pour célébrer la joie d’être amoureux : une quête qui nous concerne tous !

Calligraphie de Luc Templier
Calligraphie de Luc Templier

Comme le trajet de tous les êtres merveilleusement vivants, vibrants, intègres et passionnés, celui d'Arouna Lipschitz est atypique.

Élève de Lacan, licenciées en lettres, philosophe, professeur de yoga, elle fait 10 ans de psychanalyse, tout en passant de la mystique hindoue à la Kabbale, avant de porter, pendant 10 autres années, la robe orange de swami, assortie de vœux de chasteté.

Elle qui ne parle que d'amour dans ses livres ? Oui, elle… Vient ensuite la question de savoir comment incarner la spiritualité. Elle pose la robe orange et c’est l’heure des retrouvailles physiques et corporelles… Aïe ! Elle se remet alors, comme elle dit elle-même, sur le marché de la vie amoureuse. Tout cela, elle le raconte dans 3 romans autobiographiques et, disons-le, initiatiques (voir plus bas).

Vient ensuite « 52 Clés pour vivre l’amour », le livre, et maintenant le jeu…

Arouna, que représente pour vous la Saint-Valentin ?

Comme tous les rituels, la Saint-Valentin a d’abord une fonction symbolique. C’est le symbole de la fête des amoureux.

N’est-ce pas une joie d’être amoureux ?

Maintenant pour moi, être amoureux c’est un état qui va bien plus loin que juste avoir un amoureux dans sa vie. C’est presque un choix identitaire, philosophique en tous les cas. De la même manière que Simone de Beauvoir disait que l’on ne naît pas femme, mais qu’on le devient, je pense qu’un ne naît pas amoureux, mais qu’on le devient. Reste encore à faire ce choix pour notre vie. Faire ce choix c’est dire que l’on considère la qualité de nos relations comme primordiale, et que vivre un grand amour est hautement désirable pour nous. En attendant la grâce d’une telle rencontre, quelqu’un qui fait ce choix est un amoureux, au même titre qu’il est avocat, plombier, vendeuse, dentiste … Il porte en lui cette énergie amoureuse qui s’enracine dans le fait qu’il est d’abord un amoureux de la vie, il apprécie tous les jours d’être vivant ce qui lui donne, au sens étymologique du terme, de la joie de vivre. C’est cette joie qui caractérise un amoureux, et c’est cette joie qu’il partage avec ses proches, et son environnement de manière générale. Donc la Saint-Valentin est une fête pour plus de gens qu’on ne pense… C’est une manière pour chacun, en couple ou non, de dire qu’il croit à l’amour et que plus il y aura d’amoureux pour la fêter, mieux ce sera pour le monde !

LA JOIE D'ÊTRE AMOUREUX

Comment est né « 52 Clés pour vivre l’amour » ?

C’est Luc Templier qui m’a approchée. Il avait fait 5 ou 6 très belles calligraphies sur l’amour et m’a demandé si je voulais bien en faire les textes… Je me suis prise au jeu… lui aussi… et de fil en aiguille, nous sommes arrivés à cette idée de manuel du parcours amoureux, une sorte de Carte du Tendre moderne, qui décrit les passages obligés, les difficultés à contempler, les obstacles à lever… pour mieux vivre l’amour sur terre. On est arrivé à 52 calligraphies et 52 textes, comme les 52 semaines dans l’année, un clin d’œil pour dire que chaque année, un amoureux peut refaire le tour de son monde amoureux pour voir ce qu’il lui reste à faire pour toujours aimer mieux et être mieux aimé… à l’infini.

Avons-nous vraiment besoin de clés pour apprendre à aimer ?

Peut-être que certains n’en ont pas besoin mais je pense vraiment qu’il y a des clés de sagesse et de bon sens qui peuvent nous aider à ouvrir les portes de nos prisons intérieures en nous indiquant comment mieux repousser nos limites, en nous montrant comment certaines de nos croyances blindent nos coeurs. J’ai eu beaucoup de témoignages, dont celui-ci dernièrement qui semble confirmer que mes clés peuvent être utiles sur le chemin amoureux : « J’ouvre ce livre au hasard quand je perds le fil de l’Amour et je me remets joyeusement à aimer l’homme que j’aime ».

Qu’est-ce qui vous tient le plus à cœur de transmettre à travers ce livre et ce “jeu” ?

D’abord que l’Amour incarné dans de belles relations amoureuses et ultimement dans un couple conscient et ouvert à un grand amour est la plus belle des aventures humaines. Une aventure qui participe à la paix et à plus de joie dans le monde, car quelqu’un qui aime est naturellement dans la pulsion vie, pas dans la pulsion de mort. Mais je tiens aussi à rappeler que l’amour le plus sublime ne garantit pas la compétence relationnelle et que pour conjuguer l’Amour en verbe aimer, il faut comprendre qu’aimer ça s’apprend et qu’il y a beaucoup de choses à savoir pour mettre la réussite de son côté. Pour être tout à fait honnête j’aimerais donner envie à plein de gens dans le monde de faire ce choix amoureux pour leur vie, de leur donner envie de cultiver cette façon d’être au monde. Comme je le dis dans mon introduction au livre : En ces temps de consommation rapide, le moment n’est-il pas venu d’accorder un véritable statut aux amoureux ? De prendre au sérieux l’éros, la pulsion amoureuse qui nous habite, de trouver sage finalement d’ajouter un parfum d’infini au plaisir ?

Belle fête de Saint Valentin à tous les amoureux … et qu’il y en ait de plus en plus sur terre !

LA JOIE D'ÊTRE AMOUREUX

52 Cartes pour vivre l'Amour

Pourquoi un tarot amoureux ?
Chaque carte, illustrée par de très belles calligraphies de Luc Templier, est accompagnée d’un petit mantra et renvoie à une page du livret qui accompagne le jeu. Ensemble, elles couvrent 5 grandes étapes du parcours amoureux : avant la rencontre, de la rencontre à la relation, la relation choisie, vers plus de plaisir, et du bon usage des crises. Une vraie carte du tendre, mais aussi un parcours initiatique pour inviter chacun/e, qu’il soit en couple ou célibataire, à aller vers une plus grande ouverture du cœur.
Après le livre, pourquoi 52 cartes pour vivre l'amour (éd. Dervy) ? « Je crois à la synchronicité, ces clins d’oeil que nous fait le « hasard ». Alors pourquoi pas une sorte de tarot pour les amoureux pour laisser la synchronicité jouer avec nous, inviter un message de l’univers à se manifester. Chaque carte a son mantra amoureux et cela suffit certainement comme bâton de pèlerin pour la journée, mais si on veut approfondir, il y a du texte à méditer sur le « travail » amoureux qu’on pourrait faire pour ouvrir plus son cœur, débloquer son éros ou régler plus facilement un sac de noeuds en cours. C’est ludique mais les cartes sont accompagnées d’un livret bien « sérieux » et ainsi chacun peut jouer sa partie entre ludique et sérieux ! »

Ses autres Livres...

  • Dis-moi si je m'approche
  • L'un n'empêche pas l'autre
  • La voie de l'amoureux - savoir aimer plutôt que rêver d'amour

Et encore...

Vous pouvez aussi retrouver Arouna à travers son enseignement, dans lequel elle partage une philosophie de la relation.Plus sur https://lavoiedelamoureux.com/
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